En Avoir Ou Pas

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A woman’s right to shoes* mars 12, 2008

Filed under: Fièvre acheteuse — Marie D. @ 8:00
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* ceci est le titre d’un épisode d’une série de filles bien connue, qui saura la retrouver sans aller fouiller sur le web?

Il m’arrive un truc incroyable. Je vous avais raconté que j’avais besoin de chaussures, de celles que je ne rechignerais pas à porter, pour pouvoir enfin sortir de mes placards quelques jupes qui ont très peu vu la lumière du jour parce que justement, problème de chaussures.

Or pour moi, les chaussures, c’est l’enfer depuis toujours. Enfin, depuis que j’ai 13 ans et que j’ai atteint la pointure 41, à une époque ou du 41 pour les filles était vraiment une rareté. A l’époque, trop jeune pour porter des chaussures de dadame (et encore, il devait y avoir le choix entre 3 paires) et faute de mieux, je m’étais tournée vers les chaussures de sport. Sauf que Nike et consorts ne dépassaient pas la pointure 40 pour les modèles dame. Alors j’achetais des modèles homme. Puis tant qu’à faire, pour être à l’aise, je prenais parfois du 42 ou du 43.
Ben quoi, vous avez rien fait de bizarre à l’adolescence, vous? Bon.

Mais donc après des années à porter des baskets, j’ai trouvé difficile de passer à autre chose de moins confortable. Ce qui fait qu’aujourd’hui, mes chaussures de tous les jours, c’est généralement ça:

sport1.jpg

ou ça:

sport2.jpg

Pas top avec un tailleur, hein? Je sais…

Mais revenons à nos moutons. Je suis partie en quête de mes fameuses chaussures habillées pour jupe et durang une visite dans une chaîne bien connue, j’ai trouvé mon bonheur. Elegantes, pas haut perchées (avec mon 1m75 j’ai l’habitude d’éviter les talons très hauts), très tendance, et surtout hyper confortables. Les voilà:

piure.jpg

 

Mais bon, tant que j’y étais, je me suis dit: rigolons un peu. Et j’ai commencé à essayer un tas de paires de chaussures différentes. Et à mon grand étonnement, ça n’a pas du tout été une catastrophe. Bon, j’ai commencé doucement avec ça:

clarks.jpg

Croyez-le ou non mais c’est la première fois de ma vie que j’enfilais des ballerines! Et ben je les ai trouvées tellement adorables et confortables que je projette d’aller les acheter!

Evidemment ça m’a rendue un peu téméraire, et pour le fun, j’ai enfilé ça :

clarks2.jpg

et puis je me suis lachée et j’ai carrément essayé ça:

rouges.jpg

 

 

Et vous savez quoi? Elles m’allaient toutes divinement.

J’en revenais pas tellement j’ai trouvé ça cool: j’ai enfin atteint l’âge où je peux porter toutes les chaussures que je veux sans avoir l’air cloche (et en plus aujourd’hui tout le monde fait du 41, voire même du 42 pour dames!).

La mauvais nouvelle c’est que je risque de me ruiner en chaussures très prochainement. J’ai du retard à rattraper…

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Dans la vie il y a 2 choses importantes: un bon matelas et une bonne paire de souliers. Parce que quand on n’est pas dans l’un, on est dans l’autre. octobre 3, 2007

Filed under: Copinons un peu,Fièvre acheteuse,Ma vie en technicolor — Marie D. @ 6:57
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* dixit: mon papa.

Il faut que je vous fasse une confession: les chaussures et moi, ça fait deux. Ben oui, on a un passé difficile, et j’ai du mal à pardonner.

A l’âge de 13 ans, j’ai poussé comme un champignon,  je suis passée en quelques mois d’ 1m63 à 1m75, et bien entendu mes petons se sont cru obligés de suivre en sautant du 39 au 41.
Vu de loin c’est comique mais à l’époque j’ai pas trop rigolé. Surtout qu’en même temps mes roploplos sont aussi passés au bonnet C, et croyez-moi à 13 ans on ne sait pas quoi faire d’un corps pareil, en tous cas moi je ne savais pas. Si j’avais été maligne j’aurais essayé de tirer parti de mes atouts et tous les garçons auraient été à mes (grands) pieds (on peut rêver), au lieu de ça j’ai développé une stratégie qu’on pourrait résumer par « planquons tout ça le mieux possible ». (Et aussi une stratégie d’approche desdits garçons intitulée « tâchons de leur ressembler pour mieux les approcher » qui n’a pas porté des masses de fruits… à 13 ans j’aurai vraiment eu besoin d’être coachée par une grande soeur!)

Comme il n’y avait pas de 41 au rayon fillette et qu’au rayon dames c’était limite, et de toute façon uniquement dans des modèles qui ne convenaient pas à mon âge, je me suis retournée vers les chaussures de sport.
Seulement là, pas de bol non plus: Nike et cie ne faisaient alors pas de chaussures pour femmes au-delà du 40 (maintenant ils font du 42 et tout le monde trouve ça normal, mais c’était il y a 17 ans déjà, ne l’oublions pas).
Donc, ô glorieuse idée, je me suis dirigée vers le rayon hommes, d’ailleurs ça collait parfaitement avec ma stratégie d’approche foireuse de la gent masculine, donc ça semblait vraiment le meilleur plan. Et comme j’aimais pas être serrée dans mes shoes, et que chez les hommes il y avait de la marge de manoeuvre, ben j’ai opté pour du 43. Pas peur, la fille.

Et c’est à cela que s’est résumé ma politique chaussures durant quelques années. Après j’ai voulu revenir aux chaussures de filles, qui bien évidemment me faisaient souffrir le martyr en comparaison des baskets taille 43 (c’est dur de se réhabituer à l’incomfort) – mais entre les chaussures et moi, c’était cassé définitivement.

Aujourd’hui encore, la recherche de chaussures est une corvée que j’effectue le moins souvent possible. Je n’en achète une paire que lorsque la précédente est bonne à jeter ou que j’ai une nouvelle tenue qui ne va avec aucunes de celles que je possède (surtout que j’en ai pas des masses, évidemment, on a vite fait le tour). Et c’est toujours un calvaire de les essayer, de torturer la vendeuse parce qu’elles me font toutes mal et qu’il faut aller me chercher 10 autres paires dans l’espoir que…, et parfois de repartir bredouille et frustrée.
Les bottes font partie des varitétés à problème because mes gros mollets. Enfin, gros… je suppose que quand on porte du 40 en pantalon,  on a des mollets qui devraient être considérés comme normaux par l’industrie, hein. Ben non: 9 paires de bottes sur 10 sont impossible à fermer quand portées par moi. Une vendeuse m’a même dit un jour que j’étais « trop bien nourrie » – tu la vois ma carte Visa, con**sse? ben elle et moi on s’en va dépenser ailleurs-.

Donc la paire de bottes, ma fameuse paire de bottes noires en cuir Hush Puppies payée 75€ grâce à une ristourne miracle, cette paire de bottes n’est pas « à la mode ». Mais mes mollets rentrent dedans et elles ne me font pas mal aux pieds. Et elles sont hyper classiques, donc virtuellement indémodables.
Avec un peu de chance je vais pouvoir la porter 3 années d’affilée, ce qui m’évitera de vivre le calvaire du magasin de chaussures à nouveau l’hiver prochain.

Et sur ces bonnes paroles, je vous les montre enfin (clic pour agrandir) :

s8000102.JPG

PS: le premier qui fait une réflexion sarcastique sur mes mollets, je le balance à l’anti-spam, c’est compris?