En Avoir Ou Pas

…des amis, un amoureux, un boulot, de l’argent, des nouvelles fringues, une maison, des idées, des opinions, un blog…

A woman’s right to shoes* mars 12, 2008

Filed under: Fièvre acheteuse — Marie D. @ 8:00
Tags:
* ceci est le titre d’un épisode d’une série de filles bien connue, qui saura la retrouver sans aller fouiller sur le web?

Il m’arrive un truc incroyable. Je vous avais raconté que j’avais besoin de chaussures, de celles que je ne rechignerais pas à porter, pour pouvoir enfin sortir de mes placards quelques jupes qui ont très peu vu la lumière du jour parce que justement, problème de chaussures.

Or pour moi, les chaussures, c’est l’enfer depuis toujours. Enfin, depuis que j’ai 13 ans et que j’ai atteint la pointure 41, à une époque ou du 41 pour les filles était vraiment une rareté. A l’époque, trop jeune pour porter des chaussures de dadame (et encore, il devait y avoir le choix entre 3 paires) et faute de mieux, je m’étais tournée vers les chaussures de sport. Sauf que Nike et consorts ne dépassaient pas la pointure 40 pour les modèles dame. Alors j’achetais des modèles homme. Puis tant qu’à faire, pour être à l’aise, je prenais parfois du 42 ou du 43.
Ben quoi, vous avez rien fait de bizarre à l’adolescence, vous? Bon.

Mais donc après des années à porter des baskets, j’ai trouvé difficile de passer à autre chose de moins confortable. Ce qui fait qu’aujourd’hui, mes chaussures de tous les jours, c’est généralement ça:

sport1.jpg

ou ça:

sport2.jpg

Pas top avec un tailleur, hein? Je sais…

Mais revenons à nos moutons. Je suis partie en quête de mes fameuses chaussures habillées pour jupe et durang une visite dans une chaîne bien connue, j’ai trouvé mon bonheur. Elegantes, pas haut perchées (avec mon 1m75 j’ai l’habitude d’éviter les talons très hauts), très tendance, et surtout hyper confortables. Les voilà:

piure.jpg

 

Mais bon, tant que j’y étais, je me suis dit: rigolons un peu. Et j’ai commencé à essayer un tas de paires de chaussures différentes. Et à mon grand étonnement, ça n’a pas du tout été une catastrophe. Bon, j’ai commencé doucement avec ça:

clarks.jpg

Croyez-le ou non mais c’est la première fois de ma vie que j’enfilais des ballerines! Et ben je les ai trouvées tellement adorables et confortables que je projette d’aller les acheter!

Evidemment ça m’a rendue un peu téméraire, et pour le fun, j’ai enfilé ça :

clarks2.jpg

et puis je me suis lachée et j’ai carrément essayé ça:

rouges.jpg

 

 

Et vous savez quoi? Elles m’allaient toutes divinement.

J’en revenais pas tellement j’ai trouvé ça cool: j’ai enfin atteint l’âge où je peux porter toutes les chaussures que je veux sans avoir l’air cloche (et en plus aujourd’hui tout le monde fait du 41, voire même du 42 pour dames!).

La mauvais nouvelle c’est que je risque de me ruiner en chaussures très prochainement. J’ai du retard à rattraper…

Publicités
 

Le prix de la beauté. mars 10, 2008

Je suis récemment tombée sur un article intitulé « L’économie américaine s’écroulera-t-elle si les femmes arrêtent de détester leur apparence naturelle? ». Suffisamment interpellant pour que je m’arrête et que je lise.

Effectivement, aux Etats-Unis, l’industrie cosmétique représente 30 milliards de dollars par an, et croît de 20% chaque année. C’est un chiffre d’affaire astronomique, mais ce qui m’a interpellé encore plus, c’est sa croissance. Comment donc nos besoins en cosmétiques peuvent-ils augmenter au point que nous dépensions 20% de plus chaque année pour les satisfaire. (J’extrapole sur le fait que les chiffres soient identiques en Europe, mais il n’y a pas de raison qu’ils soient fondamentalement différents.)

Pour poursuivre ma réflexion sur le sujet, j’ai décidé d’examiner de plus près ma propre situation. Vous savez que je ne recule jamais devant l’analyse de mes dépenses, et en plus je considère que je ne suis pas « haute-maintenance », comme fille. Bien sûr, je vais chez le coiffeur de temps en temps(un coiffeur de quartier où je paye moitié moins que ce que je dépensais chez Camille Albane à une époque), j’achète des cosmétiques mais généralement en supermarché ou quelque fois en parapharmacie (dont les prix sont raisonnables) – je rentre maximum deux fois par an dans une parfumerie-, je vais très peu chez l’esthéticienne et pour des choses peu coûteuses, je ne vais pas chez la manucure… Bref je dépense probablement moins que bien des filles que je connais.

Et ben je peux vous dire que j’ai été assez surprise des chiffres. J’arrondis pour être sûre de ne pas oublier quelque chose mais j’en suis à 1.500€ par an. Vous vous rendez compte? Mille cinq cent euros!! Plus ou moins répartis comme suit:

  • coiffeur: 300€ (pour une coupe/colo tous les 2 mois)
  • produits capillaires (j’achète des soins professionnels): 140€
  • soins de la peau (démaquillant, crème de jour, gommage, auto-bronzant, esthéticienne etc…): 635€
  • maquillage: 390€

Et pourtant, contrairement aux vêtements, je n’achète pas des produits cosmétiques tous les mois, je me contente plutôt de remplacer les produits quand je les termine! Bref, j’hallucine complètement…

Je poursuis mes recherches sur le web, cherchant à savoir combien les femmes dépensent en moyenne pour leurs cosmétiques, afin de pouvoir situer ma propre consommation. Las, pas d’infos pour la France ou la Belgique, mais bien pour l’Angleterre où la moyenne est de 4.500€/an. Argh, je suis encore raisonnable, apparemment!

Mais pourquoi dépensons-nous tout cet argent (je dis nous parce que je ne suis vraiment pas toute seule sur ce coup-là, hein)? Je suppose que nous avons intégré l’idée que, comme la nourriture, les cosmétiques sont des produits de première nécessité. Et donc à l’heure où notre pouvoir d’achat semble diminuer drastiquement, nous continuons à dépenser des milliers d’euros en produits de beauté.
Mais pourquoi donc? La réponse est dans un sondage effectué en Grande-Bretagne: à la question « pensez-vous qu’une femme puisse être belle au naturel », seulement 3% des femmes ont répondu oui.

Ce qui confirme qu’effectivement, nous faisons vivre toute une industrie avec nos complexes, avec l’image que nous nous faisons d’une belle femme – image largement façonnée, je vous le donne en mille, par l’industrie cosmétique!

Bien sûr que non, je ne vais pas cesser dès aujourd’hui de porter du maquillage. Il est indéniable que pour toutes les femmes qui s’achètent des produits de beauté, ceux-ci font partie de rituels qui aident à se sentir bien et à avoir confiance en soi. Moi-même je préfère partir bosser bien maquillée avec un teint de poupée, c’est clair que si j’ai mauvaise mine, je vais aborder ma présentation au management de manière moins sereine – c’est bête mais c’est comme ça, j’ai besoin d’avoir l’air au top pour être réellement au top de ce que je peux faire.
En plus l’industrie cosmétique génère aussi une masse d’emplois (dont beaucoup d’emplois féminins d’ailleurs) qui ne sont pas un luxe.

Mais quand-même, je trouve que ça vaut la peine de s’arrêter 5 minutes et de réfléchir à nos motivations dans ces achats. Ca peut être intéressant de distinguer ce qu’on achète à grand frais dans l’espoir d’un miracle dont on sait qu’il ne viendra pas (les rides sont les rides, quand elles sont là elles ne partent plus sauf chirurgie, pas besoin d’investir dans des crèmes à 300€), et ce qu’on fait pour se sentir mieux au quotidien (par exemple une colo pour couvrir ses cheveux gris ou un fond de teint qui donne bonne mine).
L’industrie cosmétique nous vend de l’espoir, et elle nous le vend chèrement. En acheter un peu pour se sentir bien, ça me semble une bonne idée. Y claquer un budget qui nous permettrait de partir 15 jours en vacances à l’étranger, j’en suis moins sûre…

Et vous, vous en êtes où dans vos achats cosmétiques? Compulsive ou spartiate? Vous avez une idée de ce que vous dépensez?

 

Un mois sans shopping fringues: je vous raconte tout! mars 4, 2008

Or donc comme vous le savez, j’avais décidé que durant tout le mois de février je n’achèterais pas de fringues. Rien, nada. Pas même une commande chez La Redoute avec ‘report de payement de 3 mois sans frais’, non, non, non.

Je peux donc vous dire que l’opération est réussie: je n’ai rien acheté. Mais j’en ai surtout profité pour faire des fouilles dans ma penderie, éliminer quelques trucs, retrouver des choses dont j’avais oublié l’existence, et fait un bilan pour le printemps avant de reprendre mes activités shoppesques.

Je dois avouer que ce qui m’a aidée, c’est le fait que nous sommes déjà à la fin de l’hiver et que j’ai déjà acheté tellement de choses cet hiver que passer un mois sans avoir besoin de quelque chose de nouveau devait logiquement être possible. En octobre dernier, j’aurais trouvé ça beaucoup plus dur.
Ce qui m’amène à la première leçon: connaître ses indispensables et veiller à les avoir. Si vous détestez porter des jupes au bureau, il vous faut assez de pantalons que pour tenir toute une semaine sans faire de lessive (au minimum, en fonction de vos habitudes). Idem si le tailleur est obligatoire, il en faut suffisamment. Et si comme moi, vous travaillez dans un endroit où la température n’est pas adaptée (trop chaud ou trop froid), il faut aussi s’adapter. J’ai eu besoin de plusieurs pulls et gilets en maille pour passer l’hiver.
Je sais bien qu’au travail, on n’est pas toujours autorisé à porter ce qui reflète le mieux sa personnalité, et que c’est râlant de dépenser de l’argent pour des fringues qu’on ne portera qu’au boulot. Mais c’est quand-même cinq jours sur sept, alors ça doit malheureusement composer 5/7èmes de votre garde-robe! Mieux vaut s’en rappeler…

Ah, et il faut aussi se souvenir qu’il y a certains basiques indispensables: t-shirts noirs ou blancs, ou chemises noires ou blanches. Ils vont avec tout, c’est quand-même bien utile, même si on a tendance à ne pas vouloir mettre 25€ pour un « bête » t-shirt c’est pourtant un investissement rentable.

En entamant le rangement de mon dressing, je pensais déjà à ce que j’achèterais ce printemps: des jupes. Dans mon souvenir, je n’avais plus beaucoup de jupes mettables, or en été c’est ce que je préfère.
Grossière erreur: à l’examen il s’est avéré que je ne manquais pas de jupes mais plutôt de pantalons! Parce que quand-même avec nos étés pourris, je porte aussi des pantalons d’été. C’est la leçon numéro deux: vérifier ce qu’on a déjà car notre mémoire nous trompe, et prioritiser les achats en fonction de la réalité. Ma prochaine commande chez mon vépécéiste préféré comprendra donc 2 pantalons, qui conviennent aussi pour le travail, et pas de jupe pour l’instant. Et pour y voir plus clair, vous avez aussi tout intérêt à vous débarrasser de tout ce que vous ne portez jamais (une saison complète sans porter un truc, ça me paraît un bon critère d’élimination) et qui encombre votre esprit autant que votre placard.

Mais pourquoi donc étais-je persuadée que je n’avais pas assez de jupes? Sans doute parce que je n’avais pratiquement jamais porté certaines d’entre elles, et que j’avais presque oublié leur existence! Notamment une jupe sous le genou, en tissu satiné, hyper rétro et que j’adore. J’ai dû la porter trois fois, mais pourquoi donc? Simple: je n’ai pas de chaussures assorties. Ou plutôt si, j’en ai, mais elles sont horriblement inconfortables. Résultat, j’ai passé tout l’été dernier à éviter les tenues qui m’auraient obligé à les porter. C’est donc ma leçon numéro trois: s’assurer qu’on a les accessoires, en particulier les chaussures, qui vont avec les vêtements qu’on possède. Ca veut dire que plutôt que de laisser ces jupes dans le placard et d’en acheter de nouvelles, c’est bien plus intéressant de racheter une seule paire de chaussures qui me permettra de les porter! En veillant bien sûr à ne pas choisir quelque chose d’excentrique qui me ferra souffrir le martyr au bout d’une heure. En fait c’est une mission accomplie depuis hier 🙂

Je parlais des accessoires, c’est une partie que j’ai tendance à négliger. Dans mon esprit, les bijoux où ceintures sont des choses pas très importantes et qui ne devraient pas coûter très cher. Mais je constate que c’est une grave erreur: parfois une tenue manque d’éclat et nous semble ennuyeuse parce qu’il manque un accessoire pour la compléter. C’est ma leçon numéro quatre: parfois il vaut mieux investir son budget du moment dans des accessoires plutôt que dans de nouvelles fringues. Si les accessoires sont bien choisis, qu’ils vont avec plusieurs tenues, il donneront une nouvelle vie à vos fringues et ils valent un petit investissement. Une ceinture à 50€ ça peut paraître cher, mais si elle va avec tous vos pantalons, pourquoi pas? Un pendentif un peu orignal, c’est pareil, si ça peut égayer toutes vos chemises blanches réservées au bureau, ça vaut la peine. Idem pour les sacs! Il ne vous en faut pas cinquante, mais il vous en faut un qui pourra contenir tout ce que vous avez besoin d’emmener quotidiennement, qui sera facile à porter (moi j’aime les anses larges pour le mettre à l’épaule) et qui ira avec tout (choisissez-le de la couleur de votre manteau par exemple).

Ma dernière leçon c’est qu’indéniablement, nécessité fait loi. J’avais choisi ce mois aussi parce que mon argent étant passé à autre chose, je n’avais pas de budget disponible pour de nouvelles fringues, que j’en ai envie ou pas. C’est là qu’on se rend compte que certains jours, on a vraiment très envie d’aller voir les boutiques alors qu’on sait qu’on a besoin de rien et qu’on ne veut rien acheter. Les raisons sont souvent le stress, l’ennui, l’envie de s’évader du boulot et de s’offrir un plaisir bien mérité. Bien sûr que c’est dur, mais il faut pouvoir dépasser ça, ne fût-ce que parce qu’en fait tout ce shopping excédentaire nous complique la vie plus qu’il ne la simplifie. Je vous l’ai déjà dit: trop de fringue tue le fringue. Quand on est obligé de se contenter de ce qu’on a, on se rend généralement compte que c’est tout à fait possible et que donc, on a envie plus souvent que besoin.

Voilà pour ma petite expérience. Je peux vous dire que ça va sacrément influencer mon shopping pour la saison estivale. Ca va être moins spontané, donc moins drôle (pas de craquage pour une robe vue en vitrine quand on n’a pas besoin d’une robe supplémentaire) mais si ça peut m’aider à ne plus me changer 3 fois le matin avant de trouver la tenue du jour, je suis prête à faire un effort!

 

Top 5 de ma garde-robe hiver. mars 3, 2008

Un truc fabuleusement drôle dans mon métier de marketeuse mercenaire, c’est que lorsqu’on imprime pour la première fois un nouvel emballage produit, il faut aller voir sur place pour faire des règlages. Ben oui, on croirait qu’à l’heure du PDF, l’imprimeur se contente de pousser un bouton et hop, tout va bien, mais non. Si on le laisse faire, on peut se retrouver avec des broccolis rouges et des poivrons verts plutôt que l’inverse (pour le poivron ça peut passer, mais pour le broccoli…). Donc, disais-je, faut se rendre sur place pour superviser le lancement de la chose.
Là où ça devient drôle, c’est que ce type de mission réunit toujours deux inconvénients:
– les imprimeurs sont toujours trèèèèèès loin de chez vous (voire à l’étranger)
– comme ils travaillent 24h sur 24, il faut être disponible à l’heure où ils ont besoin de vous, et en général il ne peuvent vous la communiquer que la veille.
Ca donne des moments très drôles comme des vendredi soir à 23h dans des zonings industriels du fin fond de l’Allemagne. J’adore…
Et donc ce matin, qui en plus est un lundi matin dois-je le rappeler, à l’heure pile où ce message sera posté par les miracles de l’horodatage, je serai déjà à deux heures de route de chez moi en train de bosser. C’est pas rigolo ça?

C’est pour cette raison qu’aujourd’hui, je vais commencer la semaine en douceur avec un petit tag vestimentaire, mais à ma sauce, hé hé hé… Et oui, Violetine m’a taguée en me demandant de donner mon top 5 des fringues de l’hiver 2007-2008, mais vous connaissez mon projet « un mois sans fringues en février », et donc je préfère vous parler de 5 trucs que j’aurais mieux fait de ne pas acheter.

  1. la veste en velours Together achetée chez les Suisses, dont j’ai parlé ici : portée zéro fois, et même pas réussi à la vendre sur eBay, on peut dire que c’est mon ratage total de l’hiver, alors que fondamentalement elle est jolie, mais elle ne me va pas du tout.
  2. dans la même commande aux 3 Suisses, décidément maraboutée, j’avais acheté un pull col-roulé en laine pour la somme de 10€. Maintenant je sais un truc: quand c’est à ce point pas cher, il y a une bonne raison. Deux lavages et on n’en parle plus
  3. un petit pull mauve à manches courtes – c’était avant que je sache que la température de mon bureau serait négative tout l’hiver, et que porter des manches courtes ne serait absolument pas une option
  4. un tas de gros gilets en alpaga: oui, je les ai portés, je les porte encore, vu les problèmes météorologiques évoqués au point 4, mais alors c’est terrible, ça laisse des poils partout! Ma chaise de bureau en est pleines, mes fringues en sont pleines si j’ai le malheur de les mettre ensemble au sale ou, pire, dans la machine… Note pour l’hiver prochain: que des trucs qui pluchent pas.
  5. un pantalon E5-mode, qui est celui que j’ai le moins porté de tout l’hiver parce que pas mon préféré, et qui a le culot d’être déjà complètement bouloché (oui, des pantalons qui boulochent, vous saviez que c’était possible, vous?)

Voilà. Alors avant de vous quitter, un teasing de la mort qui tue: demain je vous parle de mon mois sans shopping fringues et des conclusions de l’expérience!

En attendant je file le tag à Eugénie (tu ne peux pas le refuser, celui-ci!), Myrtille (qui aime nous parler de ses fringues) et Silphi (pour des raisons vestimentaires évidentes) : à vous de choisir si votre top 5 sera positif ou négatif!

 

Un mois… février 11, 2008

Filed under: Fièvre acheteuse — Marie D. @ 8:00

Or donc les amis, je vous avais parlé ici de ce projet qui consistait à passer un mois sans faire de shopping fringues/chaussures/sacs. C’est même plus qu’un projet, c’est carrément un défi, on pourrait dire.
Et bien ce mois-là, pour moi, c’est ce mois-ci – si je me fais bien comprendre.

Oui, oui, vous avez bien entendu: en février, magré l’appel des nouveaux catalogues vépécéistes et des nouvelles collections fraîchement installées sur les portants de mes boutiques préférées, je ne vais RIEN acheter.
Pour deux raisons:
– tant qu’à se lancer un défi pareil, pas folle la guèpe: autant que ce soit durant le mois le plus court de l’année (déjà qu’elle est bissextile, c’est pas de bol, mais ça reste le plus court quand-même)
– j’ai fait tellement de dépenses indécentes en janvier (souvenez-vous de la machine à laver de compétition et des lunettes high-tech) qu’il faut impérativement une période d’austérité pour remettre le budget en équilibre, et franchement je peux m’estimer heureuse qu’elle ne dure qu’un mois!

Cependant, pour ne pas que vous perdiez trop l’habitude de m’entendre causer de mes derniers achats, je m’en vais quand-même vous raconter ce que j’ai acheté pendant les soldes. Ben oui, j’ai pas encore faite de bilan soldes ici, or en Belgique elles sont quand-même terminées depuis le 31 janvier!
Alors cet hiver, avec le soldes, j’ai été plus que raisonnable: je n’ai acheté que des choses portables au printemps ou en été, dans les couleurs qui seront à la mode cette année, et pour des prix défiant toute concurrence. Jugez plutôt:

  • une jupe longue avec des poches, couleur tabac, dans un tissu assez léger et un peu « peau de pêche »: 7 €
  • un t-shirt manches longues bleu roi chez Mexx: 10 €
  • chez Mexx, toujours, un très élégant cache-coeur en voile, à manche courtes (collection de septembre) parfait pour des business meetings: 30 € (au lieu de 69)
  • un t-shirt noir à manche longues, classique passe-partout et indémodable, Esprit, 10 €

Deux autres achats chez les petits Suisses se sont par-contre révélés être de mauvais plans:

  • un col roulé en laine, 10 €, a l’air d’avoir un millier d’année après le premier lavage (à ce prix-là ça n’est pas grave mais c’est râlant quand-même)
  • une veste en velours marron léger avec broderies au col et aux manches, de la marque Together: 30 € au lieu de 69, elle est très belle sur le cintre mais ne correspond pas du tout à ma morphologie, elle va donc prendre la direction d’e-bay. Ou d’un troc.

Ah oui en parlant de troc, notre amie Camille d’Essayage remet ça sur Facebook, ça tombe bien!
Si comme moi vous avez fait de mauvais achats ou que vous avez besoin de faire de la place dans vos armoires avant les razzia du printemps, c’est par là:

gse_multipart53856.jpg

 

Encore une saga qui se termine… février 5, 2008

Vous vous souvenez qu’il y a quelques temps, j’ai perdu ma fabuleuse bague Mexx que j’adorais.
Non, je ne l’ai pas retrouvée, je n’ai pas non plus mis la main sur sa soeur jumelle même si je ne désespère pas que ça arrive un jour.

Mais j’avais du mal à ne rien avoir au doigt, après des années d’habitude, c’était vraiment bizarre.
Alors j’ai fini par faire un choix, sur une nouvelle bague,  de la marque belge de joaillerie fantaisie Nona. (La fille qui représente la marque est une ex- miss B, évidemment, et à part les bijoux elle donne aussi dans la chaussure cheap.)

Alors là voilà (avec une spéciale dédicace de ma main à Annick)

main.jpg

Bon on ne la voit pas très bien, si vous allez voir sur le site, elle est à la page 28-29 du catalogue silver, au milieu .
Elle est très différente de la précédente, très passe-partout quoique pas complètement classique. Les gens ne s’arrêtent pas pour l’admirer comme l’autre, mais quand-même je l’aime bien. (En plus maintenant j’ai envie du reste de la parure, non mais vous avez vu ce catalogue??).

Bon par contre, c’est la taille la plus petite, et elle est presque encore trop grande (elle risque pas de tomber toute seule mais elle tourne), je commence à me demander si mes mains ont un taille adulte normale…

 

La paresse, c’est la mort du petit commerce. janvier 31, 2008

Bon, les amis, je vais (encore une fois) pousser un grand cri de révolte. Contre les commerçants du coin.

Que je vous raconte. Dans ma mini-ville, les boutiques ferment à 18 heures. Seuls les supermarchés font exception jusque 19 ou 20 heures, voire 21 le vendredi. Mais pour les autres magasins, tintin, 18 heures un point c’est tout. En soi, ça n’a rien d’extraordinaire, même à Bruxelles personne ne dépasse 18h30. Bref, ce sont les habitudes locales belges.
Or moi, parfois, j’ai besoin d’acheter quelque chose (ouh là là, formulation tendancieuse: c’est pas d’acheter dont j’ai besoin mais bien de l’objet, soyons clairs) mais je sors du travail au grand plus tôt à 17 heures et il faut compter une petite demie-heure pour rejoindre mes pénates. Ca me laisse encore une demie-heure, vous allez me dire. C’est vrai.

Sauf que, sauf que. Lundi soir j’ai quitté l’usine à 17h15 et garé la voiture en ville alors que l’horloge affichait 17h42. Heure à laquelle la boutique dans laquelle je me rendais à décidé de fermer ses portes à clé juste devant mon nez. Pas contente, j’étais. Mais bon, j’ai traversé la rue pour entrer dans le C&A, espérant y trouver ce que je cherchais. Au moment où j’entrais dans l’allée centrale, les vendeuses ont éteint les lumières de l’entrée. J’ai attrapé la pièce convoitée, je suis allée vers les cabines où j’ai été accueillie par un  »dépêchez-vous madame, on ferme dans 5 minutes ». Ca m’irrite un peu parce que si je parlais comme ça à mes clients, même quand ils appellent à des heures indues, j’aurais de groooos ennuis. Essayage rapide et non concluant, je regagne la sortie. Dans la rue je vois tous les commerçants rentrer les pancartes publicitaires, éteindre l’éclairage et fermer les portes.

Je remonte dans la voiture, je mets le contact: il est 17h54.

Alors faudrait qu’on m’explique. Je croyais que le but du commerce c’était de vendre pour gagner de l’argent. Et que l’argent des gens qui arrivent avant la fermeture, parce qu’ils ont travaillé toute la journée et que les horaires ne concordent comme qui dirait pas très bien, vaut autant que celui des gens qui viennent à midi ou à 15 heures. D’ailleurs une certaine opticienne dont on a parlé récemment m’avait expliqué que certains jours, elle ne voyait personne de la journée, puis vendait 10 paires de lunettes entre 17 et 18 heures.
Mais apparemment non: « fermeture à 18 heures » signifie apparemment qu’à cette heure là, la caisse doit être comptée et mise au coffre et les vendeurs déjà la main sur la portière de la voiture. Tant pis pour ceux qui bossent. Après ils se plaindront que les affaires vont mal.

C’es moi, ou bien le service au client se perd complètement de nos jours?