En Avoir Ou Pas

…des amis, un amoureux, un boulot, de l’argent, des nouvelles fringues, une maison, des idées, des opinions, un blog…

Toc, toc, toc! février 18, 2008

Classé dans : Ma vie en technicolor — Marie D. @ 8:00

Vu que c’est lundi pour tout le monde, j’avais l’intention de piquer sans honte ce tag récemment aperçu sur plein de blogs et notamment chez Annick et Cél.
Et voilà que je me suis fait taguer ce dimanche par Fressine! Donc j’ai vraiment toutes les excuses pour m’y coller…

Mettre le lien de la personne qui vous a tagué
Mettre le règlement sur votre blog
Mentionner 6 choses/habitudes/tics importants sur vous-même
Taguer 6 personnes à la fin de votre billet en mettant leur lien
Avertir immédiatement sur leur blog les personnes taguées

Alors voilà mes 6 tics ou tocs, c’est selon:

  1. Je me lave les mains 12.747 fois par jour; j’arrête pas de vous le dire: 9 virus sur 10 se transmettent par les mains! Et avec ces manies tordues de serrages de mains intempestifs au travail, les risques sont élevés. Et bien évidemment je ne touche JAMAIS de nourriture sans m’être soigneusement lavé les mains avant.
  2. J’ai absolument tout le temps une bouteille d’eau dans les parages, sinon c’est la crise. Y en a une d’un litre tous les jours dans mon sac de boulot, y en a une petite dans la voiture, et parfois aussi dans mon sac à main. Je crains la panne sèche.
  3. Je finis jamais mon plat au resto. Les portions sont toujours trop grandes, et même quand elles ne le sont pas je laisse au moins une bouchée, pour être sûre que je n’ai pas mangé de trop. A la maison c’est différent parce que je peux me servir des micro-assiettes conformes à mon micro-appétit.
  4. Je ne peux pas commencer ou finir la journée sans sucre. Le matin il me FAUT mon thé sucré et le soir, un cookie ou un biscuit avant d’aller dormir (oui je sais, c’est très mauvais, mais ce sont des biscuits maison alors c’est déjà moins pire, non?). Je peux sacrifier toutes les sucreries de la journée sans broncher mais celles-là, non.
  5. J’entends souvent des répliques de séries dans ma tête, on dirait Dream On! Bon ok, pas tout le temps, hein. Mais mes séries cultes, j’en connais des passages entiers par coeur (et en VO en général) alors parfois dans la vraie vie je retrouve une situation identique et j’entends la réplique, et ça rend les choses plus drôles :-)
  6. Je suis absolument passionnée et maniaque de l’orthographe, de la syntaxe et de la grammaire. Dans toutes les langues que je connais, d’ailleurs. Je trouve ça vraiment intéressant, toutes ces règles et ces exceptions qu’on peut décortiquer jusqu’à un tel niveau de détail. Pas étonnant que j’ai fait des études de langues, en fait :-) Mais donc il me faut prendre sur moi très fort pour ne pas corriger les gens qui font d’horrible fautes de langage du genre “si j’aurais” ou ” ceux qui z’ont” (quand j’étais gamine je corrigeais tout le monde, ça rendait ma mère dingue). Je le fais à voix basse pour moi :-)

Bon je le refile à personne, ce tag, j’ai l’impression que tout le monde l’a déjà fait. J’essaierai de faire quelque chose de plus original pour demain :-)

 

Trucs que je dois faire ce week-end. février 16, 2008

Classé dans : Ma vie en technicolor — Marie D. @ 10:18
  1. Mettre des trucs en vente sur eBay, parce que ça s’accumule et que je le dis depuis des semaines
    • Donc, prendre des photos de tous ces trucs
    • Donc, refaire une ènième tentative de conciliation avec l’appareil photo
    • Donc, reprendre où je l’ai laissée la lecture du mode d’emploi (*baille*) et de “la photo numérique pour les nuls” acheté le week-end dernier
    • pfff

Je crois que je vais plutôt aller m’acheter un nouveau sac…

 

Les Samedi du Geek février 16, 2008

Quand on est un geek, force est de constater qu’on a souvent un bureau (salon, salle à manger – choisir la mention qui convient selon l’endroit où on installe son ordinateur et tous les accessoires qui vont avec) digne de la Nasa, avec des câbles partout. Le câble, c’est l’enfer du geek. Ca s’entortille, ça fait des noeuds, on se prend les pieds dedans…

Heureusement qu’il y a des gens qui ont pensé à quelque chose de joli pour les cacher. En plus l’objet ne fait pas que ça: il est aussi multiprise, horloge, lampe, réveil et calendrier. Et oui je vous parle du MultiBook : vu de dehors, ça ressemble à un gros livre (pour faire geek-mais-intello) et dedans, ça fait tout ce que je viens de vous expliquer. Pour la modique somme de 215€ – mais c’est un objet véritablement design, faut savoir ce qu’on veut.
Existe en 4 couleurs, moi c’est le noir que je préfère.

A part ça je vous ai encore déniché un chouette projet sur le web. Ca consiste à dire merci. On ne dit pas assez merci, et il faut laisser aux Américains le fait qu’ils sont plus doués que nous en la matière, car il est chez eux de bon ton d’envoyer une “thank you note” dans des tas de circonstances, comme après un entretien d’embauche par exemple. (NB: je le fais toujours et croyez-moi, ça impressionne les recruteurs parce qu’ici c’est très peu courant et donc ça en dit long sur votre motivation et vos bonnes manières. A bon entendeur..)
D’où l’idée géniale du site Thank You Too, où vous pourrez commander de jolies petites cartes qui vous permettront de dire merci pour toutes sortes de raisons. Il y a aussi un “thank you stamp”, un cachet, un peu plus cher mais avec lequel vous pourrez personnaliser vos messages. Livraison assurée en Europe. C’est pas beau, ça?

Bon week-end, les Geeks!

 

Yessssssssss! février 15, 2008

Classé dans : Ailleurs sur le web mondial, Je suis une star — Marie D. @ 10:53

Mon article “On est ce qu’on mange” est dans la une du jour de Ladies Room!

Même si vous avez déjà lu l’article ici, je vous encourage à aller voir Ladies Room, une sorte de magazine participatif en ligne qui propose vraiment de très chouettes articles (et je ne dis pas ça pour le mien) proposés par des blogeurs.

 

Friday Five février 15, 2008

Classé dans : Copinons un peu, Le Méchant Monde de l'Entreprise — Marie D. @ 8:00

Si vous n’avez pas encore lu mon post de 7h59, faites-le. Ainsi vous saurez d’où m’est venue l’inspiration pour le Five d’aujourd’hui.

Quelles sont les 5 pires questions qu’on vous ait posé en entretien d’embauche?  Questions absurdes, indiscrètes, à côté de la plaque ou hyper-compliquées… racontez-moi! (Ah et les free-lance, je suis sûre que vos prospects vous bombardent aussi de questions et qu’il doit y avoir de la matière à répondre, non?)

En ce qui me concerne…

  • Ils font quoi comme métier, vos parents?  Comme si ça pouvait avoir une quelconque influence sur mes compétences. Cela dit une de mes cousines, avocate, s’est vu un jour refuser un poste parce qu’elle n’avait pas d’avocat dans la famille et que ‘on ne peut pas faire un bon avocat sans l’hérédité’. Non mais!
  • Vous avez des frères et des soeurs? A nouveau, franchement, qu’est-ce qu’on s’en fiche!! C’est pas l’école des fans, quand-même! (clin d’oeil à Telys)
  • Comment vous faites pour lancer un nouveau produit? Celle-là elle est hyper dure, c’est ma DG actuelle qui me l’a posée, et j’ai cru jamais m’en sortir car dans les dizaines d’interviews déjà passées dans ma vie, on  ne me l’avait jamais posée et donc je n’y pensais pas. Alors qu’au fait c’est l’essence de mon business.
  • Vous êtes sûre que vous ne préféreriez pas retourner enseigner? Si, si, j’ai postulé chez vous uniquement par masochisme alors que ça ne m’intéresse pas le moins du monde. Et bien sûr je vais tout vous avouer tout de suite.
  • Que pensez-vous des gens qui jouent au golf? C’était dans un test de personnalité pour une boîte qui vend des alcools de luxe. Genre, au cas où j’aurais pas vu venir que la clientèle friquée à cibler aime le golf et que par conséquent, il faudrait que trouve ça chouette aussi.

Et vous?

Faut toujours bien écouter les questions de recrutement. Perso, ce sont les gens qui m’ont posé les questions les plus intéressantes que je considère comme les meilleurs patrons que j’ai eus. A bon entendeur…

 

Il est facile de recruter mille soldats, mais il est difficile de trouver un général. février 15, 2008

Classé dans : Le Méchant Monde de l'Entreprise — Marie D. @ 7:59
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*proverbe chinois

Hier soir – enfin, vers 17h15, alors que tout le personnel de la boîte avait déjà regagné ses pénates mis à part 3 braves (ma DG ainsi que mon boss et moi-même, trop contents de profiter d’un peu de calme après le départ des troupes), un des téléphones du plateau s’est mis à sonner avec insistance.

J’étais devant le fax, attendant un rapport de transmission (oui je sais, ça fait très 20ème siècle, surtout sortant de ma bouche) et comme ce téléphone n’avait pas l’air de vouloir s’arrêter de sonner, je me décidai, magnanime, à décrocher.

C’était pour moi. Ce qui est déjà très étrange vu que c’était pas mon numéro. Mais soit. Une charmante dame m’annonce qu’elle travaille pour l’agence Machin-Truc (dont j’ai jamais entendu parler), qu’elle a vu mon profil sur Linked-In et qu’elle recrute un responsable marketing pour une entreprise à Bruxelles, et qu’elle voudrait savoir si ça m’intéresse.

Normalement j’écoute toujours ce genre de proposition avec sérieux, même si je n’ai pas l’intention de changer de travail, juste pour savoir ce que le marché propose, combien ça paye, et ce qu’on me pense capable de faire.
Mais là je me suis juste retenue d’éclater de rire et j’ai gentiment décliné (de toute façon les chances que j’accepte à nouveau un jour un poste à Bruxelles avec 2 heures dans les embouts tous les matins sont loin en-dessous de zéro).

Non mais vous vous rendez compte que cette nana, qui a pêché des infos sur moi dans un site qui n’est absolument pas destiné au recrutement, me contacte sur mon lieu de travail pour me proposer un autre job, en composant une des lignes directes au hasard! Vous trouvez ça professionnel, vous?
Alors vous allez me dire, vu les infos reprises dans LinkedIn, elle ne disposait que du nom de mon entreprise pour me retrouver. Mais dans ce cas-là, est-ce qu’il n’aurait pas mieux valu commencer la conversation en me demandant si je pouvais parler librement ou en me proposant de donner un numéro privé pour discuter plus tard, au lieu de me demander tout de go “est-ce que ce poste vous intéresse”? Comme si j’allais me faire expliquer un job description assise en face de mon boss…

Si une télémarketeuse du recrutement passe par ici, elle saura quoi ne pas faire!

 

Pour une fois, un truc à ne pas manquer à la télé… février 14, 2008

Classé dans : A la télé ce soir — Marie D. @ 9:06

Ce vendredi soir sur France 2, on diffuse “Sous les vents de Neptune”, tiré du roman eponyme de Fred Vargas, avec Jean-Hugues Anglade et entre autres, Jeanne Moreau.

Comme je suis une petite veinarde belge, je suis en train de le voir en ce moment sur la RTBF qui a pris un jour d’avance. Et ben c’est terriblement bien, il faut pas que vous ratiez ça. L’intrigue est géniale et les dialogues d’une qualité exceptionnelle.
(Et si vous avez des projets comme il arrive parfois le vendredi soir, je suppose que vous avez un enregistreur numérique ou au moins une video non?).

 

On est ce qu’on mange. Regarde maman, elle a toujours mangé son boudin. Allez, finis ton assiette maintenant. février 14, 2008

*sketch de François Pirette, humoriste belge

Or donc les amis, ce n’est un secret pour personne que j’occupe mes journées dans le monde merveilleux de l’agro-alimentaire.
Ce qui fait que j’ai accès à des tas d’informations sur l’alimentation, la diététique, et un tas d’autres choses que je suis plus ou moins chargée de transformer en bonnes raisons pour le consommateur moyen (vous) d’acheter nos produits. Je suis aussi abonnée à un milliard de newsletters en ligne qui m’expliquent quels nouveaux ingrédients sont disponibles. (Je suis ravie de vous apprendre que Smarties va pouvoir refaire des bonbons bleus, alors qu’ils avaient dû arrêter il y a deux ans pour cause de dangerosité du colorant, on vient de découvrir un substitut inoffensif). Donc à priori, on pourrait dire que je suis bien informée en matière d’alimentation.

Et ben non. Et si vous avez récemment tenté de vous informer sur ce qu’il faut faire ou ne pas faire dans ce rayon, vous savez déjà pourquoi: dans ce domaine, on entend tout et son contraire et on ne sait pas à quel saint se vouer.
Je vous assure que je suis effarée de lire des choses complètement contradictoires d’une semaine à l’autre. On nous dit que le soja est une bonne source de protéines, et qu’il diminue les risques de cancer du côlon. La semaine d’après on nous dit qu’ils pourrait favoriser le cancer de l’utérus (à vous de choisir de quoi vous préférez mourir). Il y a quelques mois on annonçait que les oeufs bios sont plus pollués que les oeufs de batterie parce que les poules en liberté picorent n’importe où. Aujourd’hui j’ai lu que les oeufs de batterie propagent nettement plus de salmonelle que les oeufs bios. Et ainsi de suite. Alors, je ne peux pas m’empêcher de me demander: qu’est-ce qu’il faut qu’on mange, à la fin?

Evidemment, l’industrie alimentaire s’est érigée en grande prêtresse de la diététique (je peux en parler à l’aise, j’ai ma conscience pour moi puisque je bosse sur des gammes qui n’ont pas d’autres prétentions que d’être pas du tout allégées/trafiquées et juste très bonne au goût, tant pis pour le cholestérol). Elle nous dit qu’il faut des probiotiques pour ne pas tomber malade, mais si on mange correctement, on en a déjà bien assez dans son alimentation. Elle dit qu’il faut des oméga 6 pour avoir une belle peau, et des omega 3 pour être en bonne santé (elle oublie de dire qu’il y a des proportions à respecter entre les deux sinon c’est la pagaille dans le cerveau.) Elle enlève le sucre de tout parce que ça nous fait grossir. Sauf qu’elle met des édulcorants chimiques à la place et qu’elle s’abstient d’étudier l’impact de ceux-ci.

Nous sommes tous à la fois sur-informés – bombardés d’infos et de commandements sur ce qu’il faut faire ou pas – et en même temps pas assez informés pour juger nous-mêmes puisque nous ne sommes pas des médecins nutritionnistes. Et puis d’ailleurs, les médecins non plus ne sont pas d’accord entre eux. Certains vous diront qu’il faut cesser de consommer du lait passé l’âge de la maternelle parce que ça donne le cancer (en bref) et d’autres vous diront que sans produits laitiers qui sont par ailleurs inoffensifs, vos os vont vous lâcher avant l’âge de la retraite.
Et si on y réfléchit vraiment, en essayant de savoir ce qu’il faut faire ou pas, on se rend vite compte que prendre une décision est impossible, et qu’il vaudrait peut-être mieux ne plus manger du tout. On mourra, certes, mais au moins on saura de quoi.

J’en étais là de mes réflexions il y a quelques temps quand je suis tombée sur un livre, The Omnivore’s Dilemma, de Michael Pollan. Ce monsieur n’est pas médecin, il est professeur de journalisme. Il s’est penché sur la question du “que manger” avant tout pour des raisons éthiques. En effet, à l’heure actuelle, le nombre de végétariens ne cessent d’augmenter (en Grande-Bretagne, 6% de la population) parce que les gens s’inquiètent de l’impact environnemental de l’élevage de masse mais aussi des problèmes éthiques que pose l’élevage d’animaux pour leur viande.
Ce faisant, il a été confronté à beaucoup de questions plus en rapport avec ce dont je vous ai parlé, à savoir: on ne sait plus qui écouter, dites-nous ce qu’il faut manger ou pas! Au point qu’il s’apprête à sortir un second livre sur le sujet.

Et ses conclusions sont intéressantes. Il les résume ainsi: “Mangez de la nourriture. Pas trop. Surtout des végétaux”. Ca a l’air évident, mais au fond ça ne l’est pas tant que ça.
- Mangez de la nourriture. Par là il entend: de vrais aliments, non transformés, non préparés. Parce que les supermarchés regorgent de trucs qu’on peut manger mais qui ne sont plus de la vraie nourriture. Et surtout, évitez tous les produits qui prétendent être bons pour votre santé: un argument santé sur un produit révèle en général que ce produit n’est pas de la nourriture.
S’il est une information qui est sûre à l’heure actuelle, c’est que nos habitudes alimentaires ruinent notre santé alors que ça n’était pas le cas il y a un siècle, quand les gens mangeaient ce que la nature pouvait leur fournir en fonction de la saison. Donc, back to basics. Et les basiques, vous les trouverez plutôt dans les marchés et chez les artisans locaux que dans les hypermarchés, ça aussi c’est un point important.
- Pas trop. Les portions ne cessent d’augmenter. Un petit suisse aujourd’hui est deux fois plus gros qu’il y a 20 ans, alors que nous n’avons bien sûr pas besoin d’en manger deux fois plus.
Avec la viande, notamment, c’est un problème. Vous pouvez commander au restaurant des entrecôtes de 300g alors qu’en fait, on devrait en manger comme un accompagnement -moins de 100g- et pas tous les jours.
Et de manière générale, si on mange uniquement quand on a faim, et uniquement pour arriver à satiété, on se rend compte qu’on mange nettement moins. La petite pause de 10 heures, par exemple, est une abérration physiologique. Nous ingurgitons des tas de calories dont nous n’avons pas besoin.
- Surtout des végétaux. Un des rares arguments à la mode qui ne se démentira sans doute jamais, c’est le sacro-saint “5 fruits et légumes par jour”. Mais il y a aussi les céréales non raffinées (qui devraient représenter 50% de notre ration calorique), et les légumes secs pleins de bonnes choses qu’on a un peu tendance à regarder avec mépris.

Personnellement ça m’a fait un bien fou de lire ça. C’est tellement plein de bon sens, tellement évident qu’il est finalement bien nécessaire de le répéter pour qu’on y repense, dans la masse de désinformation à laquelle nous sommes confrontés. Et je dois dire que depuis que je m’efforce de suivre ces principes dans mon alimentation quotidienne, je me sens en meilleure forme! Plus besoin de yoghurt qui soigne ceci ou de céréales qui soignent cela. Donc je pense que c’est l’option la plus censée: mangez de la nourriture, pas trop, surtout des végétaux.

Et vous, qu’est-ce que vous en pensez, et surtout, qu’est-ce que vous mangez?

 

Alors… février 13, 2008

Classé dans : Copinons un peu — Marie D. @ 8:00

parce que ça fait longtemps qu’on n’y a plus joué…

vous mangez quoi aujourd’hui?

Et, teasing de la mort, la question a un rapport avec le post de demain (que je prévoyais de faire aujourd’hui mais que j’ai pas eu le temps de finir commencer).

Euh, sinon, moi en général, le mercredi c’est poisson.

 

Ma vie sur un plateau février 12, 2008

Classé dans : Le Méchant Monde de l'Entreprise — Marie D. @ 8:00

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Or donc les amis, je vous avais déjà expliqué qu’au bureau, là où je vais chaque jour afin d’être en mesure de financer mon shopping, je partage un grand bureau avec 4 (parfois 5) autres cadres.

Ou plutôt, je partageais. Car suite à la fermeture d’une division, et à la réaffectation de plusieurs personnes à de nouveaux projets, le bureau que nous occupions a été réquisitionné en raison de sa proximité avec celui de notre directrice générale. Et donc, nous avons procédé à un grand jeu de chaise musicale également appelé réaffectation des bureaux.

Alors d’abord on a passé quelques journées mémorables à entasser le contenu de nos armoires dans des bacs. Pour moi qui suis du genre à garder le maximum dans l’ordinateur et à mettre le moins possible sur papier, et qui de surcroît suis là depuis moins d’un an, cette opération s’est déroulée assez rapidement. Enfin, avec quelques dégâts quand même: deux ongles cassés et 3 vilaines coupures avec des fardes en carton. (Oui, je suis une vraie chochotte). Et comme à cause des règles de sécurité dont je vous passe les détails, on doit porter des pansements bleus (c’est tendance, mais quand-même…), tout le bureau m’a appelé la shtroumpfette pendant 2 jours. Ah ça oui, qu’est-ce qu’on se marre.

Bref, le grand déménagement s’est déroulé vendredi, tôt le matin, de sorte que pour commencer la journée, nous étions directement installés dans nos nouveaux appartements.
Et donc, mes collègues et moi avons été délocalisés vers… un plateau. Enfin, le plateau, on n’en a qu’un. Environ 15 mètres sur 5. Et ben laissez-moi vous dire que la vie de plateau, c’est pas une sinécure.

Je suis installée à une extrémité du plateau, ce qui me permet au moins de profiter de fenêtres. Sauf que j’ai vue directe sur le mur de l’usine. Ca me change de la vue précédente sur les champs et le train. En plus, le soleil tape à fond dans les vitres, ce qui transforme rapidement l’endroit en étuve. On mettrait bien l’air conditionné, mais son usage à été banni par les autres occupantes du plateau, celles qui sont à l’autre extrémité et qui bossent là depuis des années: les secrétaires commerciales.

Vous penseriez que des gens qui sont habitués à bosser sur un plateau ont intégré depuis longtemps l’idée que quand on bosse à 12 dans un espace relativement limité, il faut faire attention à gêner les autres le moins possible.
Et ben non.
Mon plateau, c’est le petit moulin du bonheur. Tout le monde raconte sa vie à voix bien haute, tout le temps. Tout le monde engueule l’imprimante quand elle fait pas ce qu’on lui a demandé (où quand on lui a mal expliqué ce qu’on voulait, à mon avis). Et surtout, tout le monde crie encore plus fort pour parler au téléphone. Et la détentrice du record des décibels, c’est la chèffe des secrétaires, une dame charmante qui détaille ma tenue de la tête aux pieds tous les matins et qui fait marcher sa langue de vipère à mon égard dès qu’elle le peut. Ne me demandez pas pourquoi. Je crois que mon principal crime est d’avoir 25 ans de mois qu’elle. Enfin bref, elle téléphone souvent, longtemps, en criant beaucoup.

Alors là je suis à trois jours de plateau. Je suis en train de me dire que dans ces conditions, je vais être obligée de faire mon boulot durant les pauses café et après que tout le monde soit parti afin de bénéficier d’un peu de silence. Vous allez me dire que c’est pas grave, ça devrait suffire vu ma vitesse de travail légendaire. Quand-même, il y a des moments où j’ai besoin de quelques heures pour arriver au bout de ma to-do list, je vous rassure. Sauf que là, vu le niveau de distraction sonore, peut-être que je vais aussi me mettre à passer des journées entières pour finir des trucs qui pourraient être bouclés en deux heures.

Je ne sais pas si je vais survivre à la première semaine. Si quelqu’un a un guide de survie, je suis preneuse…

* Le dessin ci-dessus, intitulé ‘Misfortune’, vient du blog Indexed, dont l’auteur Jessica Hagy dessine sur de petites fiches les choses de la vie et surtout du travail dans un style un peu mathématique. Je vous invite vivement à aller le visiter, il a vraiment des dessins très drôles.