En Avoir Ou Pas

…des amis, un amoureux, un boulot, de l’argent, des nouvelles fringues, une maison, des idées, des opinions, un blog…

La blogroll est mise à jour novembre 30, 2007

Classé dans : Ailleurs sur le web mondial — Marie D. @ 10:59

Allez donc jeter un oeil chez les petits nouveaux: Annouchka (son hébergeur a l’air en panne ce matin mais ça ne devrait pas durer), Clyne, Stéphanie et ses jolies lunettes, et une nouvelle dans la blogroll 100% belge, Annick alias U-nicks.

J’ai aussi mis un lien vers le récent forum de blogeuses mis en place par Walinette, où il ne faut pas oublier d’aller vous présenter!

Bonne lecture.

 

Friday Five novembre 30, 2007

Classé dans : Copinons un peu — Marie D. @ 8:00

Or donc les amis, les fêtes arrivent et avec elles, tous les hypermarchés sortent le grand-jeu dans une débeauche de catalogues clinquants qui nous proposent les mets les plus fins ou les plus exotiques.

Je sais pas vous, mais moi il y a un tas de trucs là-dedans qui ne me font pas du tout envie, parce qu’en matière de bouffe, j’aime bien parfois faire ma difficile. Et vous? Quels sont les 5 trucs que vous détestez manger (ou boire) alors que tout le monde à l’air d’aimer ça? 

Vous pourrez dire tout ce que vous voulez mais vous ne me ferez pas manger de…

  • crocodile, ou n’importe quel reptile exotique qu’on essaie de nous refiler en fin d’année en nous racontant que “ça goûte le poulet”, ben je préfère manger du poulet alors
  • escargots : faut-il vraiment vous expliquer à quel point c’est répugnant?
  • huîtres: j’adore les fruits de mer mais pas quand ils sont crus et vivants de surcroît
  • cuisses de grenouille: à nouveau, je trouve ça dégeu, et la manière dont on traîte ces pauvres batraciens est encore plus répugnante
  • la crème au beurre ou le moka sur les gâteaux: je trouve ça hyper écoeurant, on en a ras-le-bol après deux bouchées, je trouve qu’une bonne crème pâtissière ou un peu de chocola c’est quand-même bien meilleur

A vous!

 

Google wonders! novembre 29, 2007

Classé dans : Ailleurs sur le web mondial — Marie D. @ 8:00

Alors les amis, ce mois-ci, je ne sais pas s’il y a eu affluence particulière de gens bizarres sur le net, mais alors… les recherches Google qui vous ont menés ici sont un grand cru! Et comme toujours, l’orthographe est d’origine

  • politesse aide ménagère: uh? ben oui sois poli avec la dame, c’est quand-même pas compliqué
  • leggins argent or cuivré: ah non merci, je crois pas que ce soit une bonne idée
  • quoi porter pour être élégante: ben évite le legging argent or cuivré, tiens
  • ou trouver le mugs thermique star wars: je sais que je suis geek, mais j’ai des limites, faudra chercher ailleurs
  • kel creme antiage et la meilleur: celle qui t’apprendra à faire des phrases correctes
  • comment laver chemisier froissé: comme n’importe quel autre, sauf que tu le repasses pas, c’est très simple
  • avoir un jolie petit nez sans tache: nez c’est masculin, pauvre tache!
  • gratouille sur le corps: crème anti-démangeaison d’Eucerin, tu m’en diras des nouvelles (mais vois quand-même un médecin, ok?)
  • comment faire right-click avec un mac: en poussant sur CTRL en mêm-temps qu’on clique – de rien, c’est avec plaisir
  • pourquoi ne pas arracher les cheveux blancs: parce que si tu en arraches un, il y en a 6 qui viennent pour son enterrement (je ne plaisante pas)
  • avior tout ce qu’on ve (avior de joué): qui a laissé les gamins s’approcher de l’ordinateur, hein??

Et enfin le top du top, j’ai pas pu les départager:

  • je suis une fille en anglais: et un garçon en Français? docteur, je crois que c’est grave
  • www lève ta jupe: quelqu’un connaît ce site? (et j’ai eu cette requête 2 fois!!)
  • j’aime le yaourt sur la bouche des filles … : no comment!
 

Je surkiffe l’industrie pharmaceutique novembre 28, 2007

Classé dans : Ma vie en technicolor — Marie D. @ 4:39

Or donc les amis, alors que j’étais déjà bien ennuyée par une infâme crève de l’enfer (comprenez: un rhume et mal à la gorge) doublée d’une bronchite, hier après-midi sont apparus les horribles symptômes que je croyais réservés à la grippe: la fièvre et les courbatures.
Etre obligé de rester couchée (parce qu’on ne tient pas debout, et plus vraiment assis non plus) quand on a hyper mal au dos et à toutes les articulations d’ailleurs (les fameuses courbatures) et n’avoir envie que de dormir quand on ne peut pas respirer par le nez, ça n’avais jamais été mon rêve mais hier c’était devenu la réalité. Et ce malgré les antibiotiques (génériques, pensons à la sécu), sprays pour la gorge et autres pilules ingurgitées en masse.

Je me suis donc précipitée sur mon dernier recours, un truc que je prends jamais: le paracéta-shmol. En comprimé de 1 gramme, n’ayons pas peur. (Mais limitons-nous, au-delà de trois par jour votre envie de vous soulager commence à ressembler à une tentative de suicide, d’ailleurs il y a une tête de mort sur la boîte c’est pas pour rien).
Après ça: le rêve. Dix heures d’un sommeil relativement calme, plus aucune douleur et un réveil en pleine forme.

Bon la pleine forme a duré deux heures avant que je revienne pratiquement à la case départ, mais j’ai quand-même pu trouver la force de lèche-vitriner online, donc j’en dis que ça va un peu mieux., non?

(Cependant pas assez pour retourner bosser cette semaine, soyons clairs.)

 

Une touche de fun novembre 28, 2007

Classé dans : Tout le reste — Marie D. @ 8:06

J’ai reçu ceci par e-mail récemment, je l’avais déjà eu il y a des années mais ça me fait toujours autant rire, alors je partage avec vous.

  • Garez vore voiture, portez des lunettes de soleil et pointez les autres véhicules avec un sèche-cheveux pour voir s’ils ralentissent
  •  Faites un appel à vous même au micro de la réception, sans chercher à masquer votre voix
  • Chaque fois qu’on vous demande de faire un truc, demandez si la personne veut des frites avec (Note de MD: j’ai testé au bureau, ça fait un effet boeuf!)
  •  Au travail, remplacez discrètement le café par du déca; après trois semaines, quand tout le monde est désintoxiqué de la caféine, passez à l’expresso
  • Dans la case “communication” de vos virements, inscrivés systématiquement “pour les diamants volés”
  • En réunion, terminez toutes vos phrases par “comme l’avait prédit la Prophécie”
  • Au restaurant, commandez de “l’eau light” et restez sérieux
  • Cinq jours à l’avance, dites à vos amis que vous ne viendrez pas à leur fête parce que vous n’êtes pas d’humeur
  • Quand l’argent sort du distributeur, criez “j’ai gagné! j’ai gagné!”
  • Au zoo, courez en direction du parking en hurlant “sauvez-vous! ils sont libres!!”
  • Pendant le dîner, dites à vos enfants que “vu le climat économique actuel, vous allez devoir vous séparer de l’un d’eux”

Quelqu’un a un bon truc à ajouter à la liste? Ou une expérience à raconter?

 

Une semaine en enfer… novembre 27, 2007

Classé dans : Ma vie en technicolor — Marie D. @ 10:06

Chuis malade. Au cas où la bronchite diagnostiquée hier par Gentil Docteur n’aurait pas suffi à me dispenser de bosser quelques jours, j’ai aussi prévu une infâme crève de la mort par dessus (une rhino-pharyngite, quoi).

Et comme un petit dessin vaut mieux qu’un long discours, allez donc voir là (c’est à dire chez Pénélope qui a vécu cet enfer avant moi).

Et soyez indulgent si le niveau baisse ici pendant quelques jours, je suis pas sûre que mes neurones soient encore en état de communiquer…

 

Ma balance et moi novembre 27, 2007

Classé dans : Ma vie en technicolor — Marie D. @ 8:00

pommme.jpg

J’y ai pensé longtemps, à ce post, mais je savais pas trop par où commencer. Cela dit il y a un moment où il faut s’y mettre et voir ce que ça donne.

Il y a quelques jours, lors d’un dîner entre copines, j’ai réalisé un truc qui était sans doute vrai depuis un moment mais que je n’avais pas encore été capable de voir jusque là: j’étais la fille la plus mince du groupe. J’ai encore même du mal à l’écrire tellement ça me semble improbable.

Chez moi les problèmes de poids, ça a commencé à l’âge zero. C’est culturel, chez les Italiens on ne refuse jamais de nourriture à un enfant, car un enfant qui mange bien est forcément en bonne santé. Or donc ma grand-mère italienne (que j’adore, paix à son âme, ceci n’est pas une critique) m’a mis des spaghetti dans le biberon dès que ça a été possible et comme j’ai adoré ça, a continué à me mettre en bouche tous les délices sortis de sa cuisine sans que je doive beaucoup insister. Ce qui fait qu’à un an, je tenais plus du sumo que de la bête à concours de beauté. J’étais pas pressée non plus d’apprendre à marcher, par contre pour parler il n’y avait déjà pas de problème :-)

Une fois l’entrée à la petite école le problème était résorbé. Et jusqu’à l’adolescence j’étais une petite fille normale, très grande et tout à fait mince. Mais vers 12 ans ça c’est un peu gâté, d’autant que la race humaine à tendance à grandir et grossir en alternance au lieu de faire les choses harmonieusement au même moment – et dans mon cas tous les paliers étaient assez intenses, quand on parle d’âge ingrat ça prend tout son sens.
Vers 16 ans ça c’est un peu calmé, et j’ai eu la bonne idée de m’inscrire aux cours de danse ce qui m’a permis: 1/ d’acquérir un port de reine puisque j’étais assez douée et 2/ de copiner avec un tas de filles hyper populaires qui autrement ne m’auraient jamais regardées. Bref ça a été tout bénef pour enterrer mon côté vilain petit canard.

Sauf que, sauf que… on n’est jamais tranquille! Les études supérieures ont commencé, avec le rythme infernal des sandwiches pris sur le pouce, des fast-food avec les copains, et de la vitrine du pâtissier à côté de la gare en attendant le train le soir… En deuxième année j’avais pris une bonne douzaine de kilos, c’était pas la joie. En plus mon permis de conduire est là pour me le rappeler (je devrais tenter de le “perdre” celui-là). Heureusement durant la dernière année, entre les stages et le mémoire, tous ces kilos se sont rapidement envolés, ce qui fait que j’ai commencé ma carrière en portant du 38 pour la première fois de ma vie.

Seulement, la vie est dure parfois. On perd des gens qu’on aime (notamment la grand-mère en question), on se rend compte qu’être adulte c’est être confronté à la maladie et à la mort, et on se console comme on peut. Moi, ça a été la nourriture. Je me rappelle m’être dit, à certains moments particuièrement difficiles, que si en plus de tout ça je ne pouvais pas manger ce que je voulais, ça ne serait plus tenable. Alors j’ai mangé. Forcément j’ai grossi. Vingt-cinq kilos, j’ai pris. Entrecoupés de vaines tentatives de les perdre, qui se soldaient toujours par une reprise avec un petit extra. Un pas en avant, deux pas en arrière.

C’est là que j’ai réalisé que le poids, ça va vraiment avec la tête. J’avais beau me ruiner chez la nutritionniste et manger 1200 kcal par jour (je me sentais hyper mal pour bosser, c’était horrible) je ne perdais pas un gramme, mon corps et ma tête avaient décidé que ça n’était pas le moment.

Et puis j’ai changé de job. Et j’ai appris que dans 6 mois il y aurait la fête annuelle du personnel, où toutes les filles sont habillées comme des top model. Et je me suis dit que je ne pouvais pas affronter ça une fois de plus en étant grosse et habillée comme un sac. Mais j’ai été raisonnable, je me suis dit: si je perds 10 kg, je rentrerai à nouveau dans le XL chez Mexx et je pourrai m’acheter de chouettes fringues, ça serait déjà pas mal, et tant pis si ça prend 6 mois.
Alors j’ai commencé Weight Watchers. Et évidemment, les premières semaines: rien. Mais au lieu de tout balancer par frustration, j’ai continué sans me mettre la pression. Et là, miracle, ça a marché.

Quatre mois plus tard, les 10 kilos étaient partis. Alors je me suis dit: encore 5, ça pourrait être chouette, si ça marche tant mieux. Et hop, j’en ai perdu 7 de plus, toujours très zen. On était en août, j’avais commencé en janvier. J’étais assez contente de moi et je me suis dit, soyons réaliste, ça suffit, c’est déjà pas mal. Mais comme mes habitudes alimentaires avaient radicalement changé, mon corps a décidé de finir le travail, et fin octobre j’avais perdu les kilos restants et retrouvé le 38 perdu depuis des années.

Voyons le côté négatif des choses: ça m’a couté 3 reins de refaire toute ma garde-robe avec 4 tailles de moins ;-)

Depuis trois ans, plus rien ne bouge. Je garde un oeil sur la balance de temps en temps juste pour être sûre que je ne remets pas le doigt dans l’engrenage: 25 kilos, ça commence par 2 kilos qu’on a pas immédiatement essayé de reperdre.
Et pourtant je ne me trouve généralement pas mince. Enfin, je sais que je le suis, rationnellement parlant. Mais je repère à des kilomètres les filles qui font la moitié de moi. Pas difficile, avec mon 1m75, forcément que je ne suis pas bâtie comme une brindille, ça n’a rien à voir avec les kilos. Mais cette espèce d’impression de prendre trop de place est toujours là. Et le moindre commentaire sur le contenu de mon assiette ou sur les vêtements que je porte et l’aspect qu’ils me donnent me fait sursauter. Parfois je me dis “et si je refaisais un régime pour en perdre encore 5 petits”, mais je suis raisonnable et je réprime cette envie qui n’a pas de sens. Je ne serais pas plus heureuse en 36.

Alors me retrouver au milieu d’un groupe de filles que j’ai toujours trouvées super belles et équilibrées, et me dire -wow, je pourrais rentrer dans leurs fringues, y a même des chances qu’elles soient trop grandes – et bien c’est une nouvelle victoire. C’est un peu égoïste, mais ça fait du bien.

 

Une réunion sert à décider de l’ordre du jour de la réunion suivante. novembre 26, 2007

Classé dans : Le Méchant Monde de l'Entreprise, Ma vie en technicolor — Marie D. @ 11:02

*Jean-Loup Chiflet

Or donc vendredi dernier, j’ai quitté le travail assez irritée après une réunion. Et en y reprensant je me suis rendue compte que, depuis que je travaille chez Trucmuche, je ne suis jamais sortie de réunion dans un autre état que prête à tuer quelqu’un. Dieu merci, on ne réunionne pas tous les jours. Mais ça m’a fait penser à tous les genres de réunions, bien différents, que j’avais connus au fil de ma carrière.

Dans ma première boîte, une PME familiale, on réunionnait pour rendre des comptes au patron. Ca se faisait le vendredi, et ça prenait la journée. Oui, la journée. Et comme il fallait venir avec des tas de présentations, en gros à partir du mercredi midi, on ne faisait plus rien d’autre que préparer la réunion du vendredi. Vous avez dit efficacité?
Tous les 3 mois on faisait un conseil d’administration pour le conseil de direction composé de toute la famille du patron, ça réclamait trois semaines de préparation et 15 répétitions jusque la veille au soir 22 heures, de sorte qu’on se demande ce qu’on pouvait encore réellement leur apprendre le jour J puisque tout avait déjà été passé en revue de nombreuses fois durant la phase de préparation.

C’est pourtant dans cette même entreprise que j’ai appris à utiliser les réunions à bon escient. Quand j’ai été nommée chef de projet pour le changement de système informatique (une longue aventure qui a permis à mon geek intérieur de prendre le contrôle de ma vie durant 18 mois), les réunions ont pris un tout autre tour. On convoquait le team pour résoudre un problème, on se voyait durant 2 ou 4 ou 6 heures selon nécessité, et à la fin de la réunion, on avait une solution. Un bonheur jamais retrouvé.

Dans ma société suivante, on était en phase de réunionite aigüe. Il paraît que c’est typique d’un certain stade de développement dans les entreprises. On faisait des réunions pour tout, à tel point qu’on ne pouvait plus prendre la moindre décision sans en avoir d’abord débattu en réunion. J’aime bien le principe de démocratie mais quand-même, au niveau efficacité c’était pas top non plus. On en était arrivé à ce que certains membres de la direction qui étaient particulièrement sollicités pour les meetings n’aient plus le temps de faire autre chose, et vivent avec des boîtes mails contenant plusieurs milliers de messages non lus. Si vous vouliez communiquer avec eux, il fallait le faire en réunion parce que sinon, vous étiez noyés dans la masse.

Et aujourd’hui c’est à nouveau différent. La Direction se réunit une fois par semaine ou par quinzaine, durant quelques heures – ce qui est assez sain. Mais en dehors de ça, rien. Les gens ne se parlent pas. Les infos ne redescendent pas, d’ailleurs elles remontent difficilement aussi. Alors moi, naïve, quand je dois traîter d’un problème avec plusieurs départements, je convoque une réunion. C’est quand-même plus simple si on est tous autour de la table, non? Et d’ailleurs, les gens répondent assez volontiers à mes invitations.

Sauf que, sauf que. Mes collègues confondent réunion et brainstorming. Si je viens avec un problème donné, et que je propose de choisir entre les solutions A et B, tout le monde se met en devoir de trouver d’autres solutions possibles et au lieu de repartir avec une réponse, je me retrouve avec 12 solutions supplémentaires possibles à examiner dans les détails. Ce qui en général, ne fait que retarder de quelques mois la prise de décision inéluctable entre A et B.
Si je présente un projet abouti, comme un concept de nouveau produit, tout le monde y va de son avis. Le Commercial trouve que ses clients ne vont pas en vouloir (et si on leur demandait d’abord?), la Production dit que c’est pas le genre de trucs que les gens vont acheter, en tous cas eux ils achèteraient pas (et l’ingénieur de l’usine est à lui seul représentatif de la population nationale, c’est bien connu, d’ailleurs il a pas fait les courses lui-même depuis la dernière fois que sa femme a accouché il y a 8 ans), les Achats disent que la matière première va coûter trop cher et qu’on va leur ruiner leurs objectifs (mais pourquoi on leur demande d’acheter au moins cher si on nous demande de proposer des produits hyper premium qui coûent un rein??) et prise au milieu la Direction Générale hésite, puis fini par proposer qu’on aille dans une autre direction, parce que bien sûr le marketing c’est un truc que n’importe qui peut faire, donc faut surtout pas écouter les spécialistes qu’on a engagés pour s’en occuper quand ils disent que cette direction là n’est pas intéressante. La phrase est finie, vous pouvez respirer.
Donc à nouveau, je repars avec 15 pages de notes diverses et variées, pas de décision prise, et une montagne de travail qui ne va sans doute mener nulle part.

Bref, je crois que je vais vraiment définitivement détester les réunions, voire même devenir autiste.

 

Une réunion sert à décider de l’ordre du jour de la réunion suivante. novembre 26, 2007

Classé dans : Le Méchant Monde de l'Entreprise, Ma vie en technicolor — Marie D. @ 11:02

*Jean-Loup Chiflet

Or donc vendredi dernier, j’ai quitté le travail assez irritée après une réunion. Et en y reprensant je me suis rendue compte que, depuis que je travaille chez Trucmuche, je ne suis jamais sortie de réunion dans un autre état que prête à tuer quelqu’un. Dieu merci, on ne réunionne pas tous les jours. Mais ça m’a fait penser à tous les genres de réunions, bien différents, que j’avais connus au fil de ma carrière.

Dans ma première boîte, une PME familiale, on réunionnait pour rendre des comptes au patron. Ca se faisait le vendredi, et ça prenait la journée. Oui, la journée. Et comme il fallait venir avec des tas de présentations, en gros à partir du mercredi midi, on ne faisait plus rien d’autre que préparer la réunion du vendredi. Vous avez dit efficacité?
Tous les 3 mois on faisait un conseil d’administration pour le conseil de direction composé de toute la famille du patron, ça réclamait trois semaines de préparation et 15 répétitions jusque la veille au soir 22 heures, de sorte qu’on se demande ce qu’on pouvait encore réellement leur apprendre le jour J puisque tout avait déjà été passé en revue de nombreuses fois durant la phase de préparation.

C’est pourtant dans cette même entreprise que j’ai appris à utiliser les réunions à bon escient. Quand j’ai été nommée chef de projet pour le changement de système informatique (une longue aventure qui a permis à mon geek intérieur de prendre le contrôle de ma vie durant 18 mois), les réunions ont pris un tout autre tour. On convoquait le team pour résoudre un problème, on se voyait durant 2 ou 4 ou 6 heures selon nécessité, et à la fin de la réunion, on avait une solution. Un bonheur jamais retrouvé.

Dans ma société suivante, on était en phase de réunionite aigüe. Il paraît que c’est typique d’un certain stade de développement dans les entreprises. On faisait des réunions pour tout, à tel point qu’on ne pouvait plus prendre la moindre décision sans en avoir d’abord débattu en réunion. J’aime bien le principe de démocratie mais quand-même, au niveau efficacité c’était pas top non plus. On en était arrivé à ce que certains membres de la direction qui étaient particulièrement sollicités pour les meetings n’aient plus le temps de faire autre chose, et vivent avec des boîtes mails contenant plusieurs milliers de messages non lus. Si vous vouliez communiquer avec eux, il fallait le faire en réunion parce que sinon, vous étiez noyés dans la masse.

Et aujourd’hui c’est à nouveau différent. La Direction se réunit une fois par semaine ou par quinzaine, durant quelques heures – ce qui est assez sain. Mais en dehors de ça, rien. Les gens ne se parlent pas. Les infos ne redescendent pas, d’ailleurs elles remontent difficilement aussi. Alors moi, naïve, quand je dois traîter d’un problème avec plusieurs départements, je convoque une réunion. C’est quand-même plus simple si on est tous autour de la table, non? Et d’ailleurs, les gens répondent assez volontiers à mes invitations.

Sauf que, sauf que. Mes collègues confondent réunion et brainstorming. Si je viens avec un problème donné, et que je propose de choisir entre les solutions A et B, tout le monde se met en devoir de trouver d’autres solutions possibles et au lieu de repartir avec une réponse, je me retrouve avec 12 solutions supplémentaires possibles à examiner dans les détails. Ce qui en général, ne fait que retarder de quelques mois la prise de décision inéluctable entre A et B.
Si je présente un projet abouti, comme un concept de nouveau produit, tout le monde y va de son avis. Le Commercial trouve que ses clients ne vont pas en vouloir (et si on leur demandait d’abord?), la Production dit que c’est pas le genre de trucs que les gens vont acheter, en tous cas eux ils achèteraient pas (et l’ingénieur de l’usine est à lui seul représentatif de la population nationale, c’est bien connu, d’ailleurs il a pas fait les courses lui-même depuis la dernière fois que sa femme a accouché il y a 8 ans), les Achats disent que la matière première va coûter trop cher et qu’on va leur ruiner leurs objectifs (mais pourquoi on leur demande d’acheter au moins cher si on nous demande de proposer des produits hyper premium qui coûent un rein??) et prise au milieu la Direction Générale hésite, puis fini par proposer qu’on aille dans une autre direction, parce que bien sûr le marketing c’est un truc que n’importe qui peut faire, donc faut surtout pas écouter les spécialistes qu’on a engagés pour s’en occuper quand ils disent que cette direction là n’est pas intéressante. La phrase est finie, vous pouvez respirer.
Donc à nouveau, je repars avec 15 pages de notes diverses et variées, pas de décision prise, et une montagne de travail qui ne va sans doute mener nulle part.

Bref, je crois que je vais vraiment définitivement détester les réunions, voire même devenir autiste.

 

Les Samedi du Geek: Aidez les Nations Unies à nourrir ceux qui ont faim novembre 24, 2007

Classé dans : Ailleurs sur le web mondial — Marie D. @ 8:00

Et oui je fais ma petite contribution à l’action humanitaire et vous parle ce week-end d’un site internet interactif: FreeRice.

Le principe est simple: voys y allez, vous jouez à un jeu qui consiste à choisir entre 4 synonymes pour un mot donné, et à chaque bonne réponse vous donnez 10 grains de riz à ceux qui ont faim, dans 75 pays différents.
L’avantage pour vous est que vous enrichissez votre vocabulaire (il y a des exercices pour tous les niveaux, y compris pour ceux qui commencent juste à apprendre l’Anglais). Et en même temps vous faites un geste humanitaire. Depuis le lancement du site début octobre, 3.400 millions de grains de riz ont ainsi été donnés. Ce sont les annonceurs publicitaires qui payent pour le riz.

J’applaudis des deux mains. Et je vais aller faire une autre petite partie.